Le diagnostic de performance énergétique vise principalement à évaluer l'efficacité énergétique d'un habitat, mais il a également une incidence sur la valeur des biens immobiliers. En effet, le DPE apporte ou enlève de la valeur à un bien immobilier, notamment au moment de la vente.

Pourquoi le DPE ?

En France, procéder à un diagnostic de performance énergétique est obligatoire lors de la vente d'un logement. Depuis 2011, chaque annonce de vente immobilière a également l'obligation d'afficher les performances énergétiques du dit logement. Le DPE informe ainsi les candidats acquéreurs sur la consommation énergétique d'un bien immobilier, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre qu'il produit. A ce jour, la moyenne en France est la catégorie E, une des catégories les plus énergivores. Pourtant, les Français convoitent pour la plupart un logement consommant le moins d'énergie. Ainsi le DPE devient aujourd'hui un argument déterminant pour 80 % des futurs acquéreurs. Ces derniers recherchent en effet un habitat éco-responsable, c'est-à-dire peu énergivore et écologique, un moyen de contribuer indirectement à la préservation de la planète.

Un écart de la valeur de 30 %

Une étude menée par l'association Dinamic révèle alors que suivant l'étiquette énergétique lors d'un DPE, la valeur des biens immobiliers affiche un écart de l'ordre de 30 %. En d'autres termes, l'étiquette énergétique peut avoir un impact favorable ou défavorable sur le prix de cession d'un logement. Avec une étiquette A ou B, la valeur d'un bien immobilier afficherait facilement une plus-value de 25 % comparée à un logement classé D. Pour une habitation classée C, la plus-value serait de l'ordre de 13 %. À l'inverse, une mauvaise étiquette pénaliserait la valeur d'un bien immobilier à la cession. Une étiquette F conférerait à une moins-value de 14 % par rapport à un logement classé D. En ce qui concerne les logements G, soit les habitations surconsommatrices d'énergie, leurs valeurs se dégraderont de 20 % en moyenne à la cession.

Logements chauffés à l'électricité pénalisés

Bien que l'électricité représente une solution moins coûteuse que le chauffage au fioul ou au gaz, Dinamic rapporte également dans son étude que les habitations chauffées à l'électricité sont pénalisées par le DPE. Les habitats tout électriques se voient ainsi défavorisés, bien qu'ils répondent aux normes en matière d'émission de CO2. En effet, les acheteurs se préoccupent davantage de leurs factures énergétiques, ce qui explique pourquoi le diagnostic de performance énergétique déclasse mécaniquement un bien immobilier chauffé à l'électricité, notamment les logements construits dans les années 70. Pourtant, une récente étude de l'Ademe révèle qu'avec une maison tout électrique, il est possible d'économiser entre 8 % et 15 %, comparés à un logement équipé au gaz ou au fioul.