Habitat vivant : et si nos toitures permettaient une meilleure gestion de l'eau ?

Augmenter les espaces verts, cela ne passe pas toujours par la création de nouvelles parcelles vertes. Il existe dorénavant de nombreuses possibilités de maximiser les surfaces vertes même en milieu densément construit. Parmi celles-ci figure la toiture végétalisée. Un autre moyen de mieux gérer l’eau en même temps !

La toiture végétalisée, une alternative intéressante au jardin en pleine terre

Dans de nombreuses grandes villes, l’occupation du sol par les bâtis est très importante au détriment des espaces verts. A ceci s’ajoutent les nuisances telles que les bruits, les pollutions, les inondations, etc. L’idée d’apporter de la verdure en pleine ville se fait donc de plus en plus oppressante. Mais que faire quand on manque de terrain pour jardiner ? C’est là que l’idée d’exploiter les espaces bâtis pour qu’ils accueillent de la verdure a germé. L’on parle entre autres de toitures vertes. Ces dernières constituent une alternative de plus en plus séduisante au jardin en pleine terre. En plus d’augmenter les espaces verts dans la ville, cette solution s’inscrit dans une démarche d’améliorer la gestion de l’eau. Mis à part ses avantages sur l’image verte du bâtiment, voire de la ville, la toiture végétalisée contribue en effet au cycle de l’eau en régulant les eaux pluviales.

Qu’est-ce qu’une toiture verte ?

Avant d’aller plus loin, il est important de connaître d’abord ce qu’est la toiture verte. Une toiture verte, que l’on appelle aussi parfois toiture végétalisée, est un toit plat ou incliné qui accueille des végétations à croissance lente, voire de véritables jardins.

Que faut-il faire ?

Dans un milieu urbain densément construit, il faut envisager la toiture végétalisée pour introduire la nature dans la ville. Pour y parvenir, il faut suivre plusieurs étapes.

Le choix du type de toiture verte

Plusieurs critères doivent être pris en compte pour choisir le type de toiture verte le mieux adapté, à savoir la capacité portante du toit, des enjeux locaux ainsi que des besoins de la parcelle. Il existe quatre principaux types de toiture verte :

  • La toiture verte extensive : la toiture est couverte de végétaux à enracinement superficiel tels que les mousses, les herbacées et les sédums. Ce type de culture ne requiert pas beaucoup d’entretien. Son épaisseur varie de 5 à 10 cm. La surcharge est donc réduite.
  • La toiture verte intensive simple : la végétation qui pousse est identique à celle d’un jardin ordinaire. L’on cite entre autres le gazon, les arbustes, les herbacées et les plantes basses. Avec une épaisseur de 10 à 25cm, l’enracinement des plantes est relativement profond.
  • La toiture verte intensive élaborée : ce type de toiture est identique à la toiture verte intensive simple. La seule différence réside dans l’épaisseur du substrat qui est supérieure à 25cm. Cette toiture peut accueillir des arbustes, voire des arbres.
  • Les cultures surélevées : ce type de toiture est une forme d’agriculture urbaine. Il accueille des plantations en bac ou jardinières. Les plantes pouvant s’y développer sont les plantes potagères, les fleurs à couper, etc.

Gestion de l’eau

L’un des principaux avantages de la toiture végétalisée est son rôle important dans la gestion de l’eau. Elle agit comme un véritable tampon entre les eaux de pluie et l’évacuation des eaux. Une partie des eaux de pluie est filtrée par le couvert végétal. Une autre partie passe dans les égouts, mais son trajet est différé. Il y a donc moins de risques d’inondation. La partie filtrée s’évapore dans l’atmosphère, régulant le taux d’humidité de l’air. La même partie alimente en eau les végétations qui poussent sur le toit. Certaines toitures végétalisées sont équipées de dispositif permettant le drainage et la rétention de l’eau. L’eau ainsi récupérée sera utilisée en période de sècheresse.