Le chène-liège est un arbre méditerranéo-atlantique. C’est une plante relativement exigeante qui sert aujourd’hui dans de nombreux domaines d’activités, dont l’isolation. Le liège est un matériau très isolant. C’est à la fois un excellent isolant phonique et thermique.

Une plante exigeante

Le chène-liège possède quatre principales exigences écologiques : lumière, chaleur, humidité et géologie.

Une plante héliophile :

Le chène-liège exige beaucoup de soleil. C’est la raison pour laquelle il pousse essentiellement sur le pourtour méditerranéen et sur une partie de la façade atlantique.

Une plante thermophile :

C’est aussi une plante qui réclame beaucoup de chaleur. Un été sec et un hiver doux avec des températures moyennes annuelles aux alentours de 13°C à 16°C lui sont indispensables pour se développer. Il craint les grosses gelées qui durent trop longtemps.

Une plante xérophile :

Le chène-liège exige un sol sec. Toutefois, il requiert aussi une humidité atmosphérique d’au moins 60% et une pluviométrie minimale de 500mm/an. Ces conditions ne sont réunies que dans les endroits près de la mer.

Une plante calcifuge :

Le chène-liège ne poussera pas ni sur un sol calcaire, ni sur un sol hydromorphe. Il affectionne les sols siliceux et acides comme le granite, le grès, le gneiss et le schiste.

Un matériau idéal pour l’isolation

Grâce à ses propriétés particulières pour ne citer que sa légèreté et son pouvoir isolant, le liège est un matériau très apprécié dans le domaine de l’isolation. Il affiche un niveau d’isolation thermique et acoustique très satisfaisant. Il régule les températures à l’intérieur de la maison et réduit les vibrations et autres types de nuisances sonores. De plus, sa forte résistance à l’eau et aux intempéries en fait un excellent choix pour isoler les bâtiments situés dans les régions à forte tendance chaude et humide et près de la mer. Le liège utilisé dans l’isolation se présente sous forme de produits agglomérés. Le liège aggloméré est fabriqué à partir de granulés de liège. Ceux-ci proviennent d’un côté des déchets ou morceaux qui ne sont plus utilisés après la fabrication de bouchons de liège. D’autre part, ils viennent aussi du liège mâle. Les granulés sont obtenus par le broyage de ces divers éléments. Ils passent ensuite sur une table densimétrique qui définit leurs dimensions en fonction de leur destination finale. En fonction des dimensions, des additifs utilisés et des conditions de transformation dont la température, le liège aggloméré a un aspect et un coloris différents. Le produit final se présente sous forme de plaques ou de rouleaux.